Tour SAINT-JACQUES – Les 4 évangélistes.

Tour SAINT-JACQUES – Les 4 évangélistes.

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La présence des quatre évangélistes au sommet de la tour Saint-Jacques est l’un de ses éléments les plus caracteristiques.

Ces statues ne sont pas de simples décorations ; elles sont chargées d’une symbolique puissante, représentant la diffusion de la parole divine aux quatre coins du monde .

Voici une explication de leur Symbolique :

L’Ange (ou l’Homme) Saint Mathieu Il symbolise l’Incarnation du Christ et sa nature humaine. Son Évangile commence par la généalogie humaine de Jésus .

Le Lion Saint Marc Il représente la royauté, la force et la résurrection du Christ. Son Évangile s’ouvre sur la « voix qui crie dans le désert », telle un rugissement .

Le Taureau (ou Bœuf) Saint Luc Il est le symbole du sacrifice et du service, évoquant le Christ comme grand prêtre offrant le sacrifice. Son Évangile insiste sur cette dimension sacerdotale .

L’Aigle Saint Jean Il incarne la hauteur de vue, la contemplation et l’inspiration divine. Son Évangile, le plus théologique, s’élève vers les mystères célestes .

Un Tétramorphe aux Quatre Vents Cet ensemble de quatre figures, appelé le tétramorphe, puise ses origines dans deux textes bibliques majeurs : – la vision du prophète Ézéchiel dans l’Ancien Testament et celle de saint Jean dans le Nouveau Testament (l’Apocalypse) .

Dans l’Apocalypse, ces quatre créatures se tiennent autour du trône de Dieu.

Sur la tour, ces statues sont placées aux quatre angles de la terrasse sommitale, regardant les quatre points cardinaux . Cette disposition n’est pas un hasard : elle symbolise que le message des Évangiles doit rayonner et être proclamé dans le monde entier, aux quatre vents.

La Hiérarchie Céleste Au-dessus de ces quatre figures, trône la statue de saint Jacques le Majeur, à qui la tour est dédiée . Représenté en pèlerin avec son bourdon et sa coquille, il domine l’ensemble, rappelant que la tour était un point de départ majeur pour les pèlerins en route vers Saint-Jacques-de-Compostelle .

Il est intéressant de noter que les statues que l’on voit aujourd’hui ne sont pas les originales. Celles-ci, datant du XVIe siècle, ont été détruites à la Révolution . Lors de la grande restauration de la tour par l’architecte Théodore Ballu entre 1853 et 1854, le sculpteur Jean-Louis Chenillon a été chargé de les recréer en s’inspirant de documents anciens, perpétuant ainsi cette tradition iconographique millénaire.